Semaine du 12 au 18 juin 2017

En dehors des préparatifs pour nos différents voyages présentés dans mon dernier article Préparation de nos prochaines destinations,  de nombreux autres événements sont advenus cette semaine. D’ailleurs j’ai constaté en préparant cet article, que beaucoup de souvenirs m’échappaient si je ne me repenchais pas dessus quelques jours plus tard. Ce blog est donc essentiel pour garder une trace de ce que je vis au jour le jour.

Le lundi, j’ai passé l’ensemble de la journée aux fourneaux car nous avons invité M. et A., le couple d’amis que nous avons rencontré à Toronto, pour le Ftour. J’avais préparé des petits pains farcis, du poulet aux oignons marinés accompagné de bananes plantains (c’était sans savoir que M. n’aimait pas la banane. Pour le coup, je n’ai pas eu le nez fin!). En dessert, puisque nous hésitions entre glace au chocolat et fraises , nous avons opté pour une glace chocolat parsemée de fraises! (et oui, parce que bon+bon ça fait « très bon » !). Nous avions disposé pour la première fois la table sur le balcon. Quelque peu impressionnant de manger au 52eme étage, mais la vue était fantastique. Voir la pénombre dévorer progressivement la ville qui se mettait progressivement à scintiller, c’était somptueux. Nous avons passé une agréable soirée et nous étions ravis de pouvoir les revoir car cela faisait quelques semaines que cela n’avait pas été le cas.

Le mardi, j’ai reçu un appel de mon meilleur ami qui m’indiquait qu’il voulait faire une surprise à sa femme,  en lui offrant des billets d’avion  à la fin de l’année pour venir nous voir. J’étais toute excitée et il a fallut que je passe une bonne partie de la journée à regarder les activités que nous pourrions faire.

Le jeudi, comme chaque jeudi désormais, il y a le coup de téléphone hebdomadaire à ma maman afin de débriefer chacune notre tour sur la semaine qui vient de se dérouler. C’est un rendez-vous que je ne voudrais surtout pas rater.

Le vendredi, une autre de mes très très proches amies m’a annoncé via un « ticket à gratter » qu’elle était enceinte. Nous étions par skype  au moment où je l’ai appris, elle a pu être témoin de mon  explosion de joie! Les réseaux sociaux sont un excellent moyen pour conserver ce contact facile, même avec la distance.

Nous avons avec mon chéri, commencé à regarder Narcos sur Netflix (oui, je sais, ça fait une éternité que la série est sortie). Depuis, on s’enfile plusieurs épisodes à la suite et on commence même à s’exprimer en espagnol! La réalisation est excellente et le jeu d’acteur encore meilleur.

Le soir nous sommes allés manger chez Cluck Clucks, un restaurant spécialisé en poulet pané et gaufres. Ne me demandez pas comment ils ont eu cette idée. C’est un restaurant  « fast food » super bien noté. Le concept est étonnant mais plutôt bon. Ne vous attendez pas à de la grande cuisine cependant.

Ce week-end,j’ai motivé mon mari pour aller à Ikéa. Cela devenait urgent pour moi, car nous n’avions toujours pas acheté d’étagères pour ranger vêtements et accessoires. Nos effets étaient donc entreposés sur deux étagères pré-installées dans l’appartement et dans ma valise. Et le chat adorait creuser un terrier entre mes vêtements, la moitié se retrouvant donc en dehors de ma valise et le reste plein de poils.  Certains cartons n’avaient d’ailleurs toujours pas été vidés faute de place. J’ai donc passé mon samedi après-midi à monter les étagères: quelle satisfaction! J’ai peut-être un problème, mais ranger et ordonner me procure beaucoup de plaisir! Toutes mes chaussures ont pu ainsi trouver leur place et mes vêtements également.

En allant à Ikéa, nous sommes forcément passés devant la petite épicerie du magasin avec ses odeurs de cannelle…Du coup, une fois rentrés à la maison je me suis lancée dans la confection de carot-cakes….Comment vous dire…. Quand on jeûne (ramadan oblige), on s’imagine pouvoir manger sans s’arrêter une fois l’heure du Ftour arrivée….Je me suis retrouvée à faire une trentaine de cupcakes…..pour deux…tout à fait normal. Imaginez bien que dès lors où nous en avons mangé deux, nous étions déjà rassasié….

Le dimanche soir, après avoir chillé toute la journée, nous avons choisi d’aller manger thaïlandais, l’une des cuisines que je préfère.  Leur Pad Thaï halal était à tomber. Et nous avons prévu d’y retourner la semaine suivante (au début du ramadan, on fait des préparations de mets incroyables…. Et puis vient la dernière semaine et on finit tous les soirs au resto. Ah quel persévérance j’ai, c’est incroyable ! ) . A la sortie du restaurant, nous sommes tombés par hasard sur l’enregistrement d’un concert pour une chaîne de Télévision, sur une grande scène en extérieur. C’était quelque peu irrél car la scène était du côté sud du trottoir et le public du côté nord du trottoir…. La circulation n’ayant pas été coupée, des camions traversaient entre la scène et la zone du public. Un peu dingue, mais sympa.

C’est ainsi que s’est terminée cette semaine, je vous dis à la semaine prochaine,

Belle journée à vous.

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Préparation de nos prochaines destinations

Cette semaine fut sous le signe du voyage, ou plutôt des préparatifs pour de multiples voyages. C’est très excitant de préparer nos séjours. Si vous avez lu quelques uns de mes articles, vous devez déjà savoir à quel point ça me plait cette étape.

Quatre séjours sont en cours de préparation. En effet, nous savons désormais notre planning voyage jusqu’en décembre 2017.

Tout d’abord, le prochain voyage, qui désormais est dans une semaine, est mon retour en France. Il a donc fallu que je contacte l’ensemble de mes amis et ma famille pour voir un maximum de personnes en un minimum de temps. Je rentre pour 17 jours et j’ai bien l’intention d’en profiter un maximum. En plus, le temps est incroyable en France depuis un mois: les températures étant caniculaires, j’espère pouvoir profiter des plages et des centres aquatiques de ma région d’origine pour passer des moments sympathiques avec ma famille. J’ai également une petite obsession depuis quelques mois, c’est de retourner sur certains lieux qui ont marqué mon enfance. Cela est surement dû à ma volonté de m’accrocher à mes racines qui se fait d’autant plus sentir depuis mon expatriation. Tout ce que je critiquais il y a 6 mois, devient par un tour de baguette magique, incroyable et typique. Ah, le cerveau et les émotions nous jouent bien des tours! Ainsi, je souhaite me lever tôt chaque matin pour avoir le temps de profiter de ma belle campagne. J’aimerais faire mes traditionnels tours en vélo, que j’avais l’habitude de faire avec mon frère ou mon père, dans les sentiers bordant ma ville d’origine. Je rêve également d’aller flâner sur les rives de la Loire, et sentir la brise du soir sur mon visage. Enfin, je veux prendre une journée pour bavarder avec ma mère à la plage comme nous l’avons fait depuis plusieurs année. C’est une démarche quelque peu nostalgique mais une « nostalgie heureuse » comme le dirait Amélie Nothomb.

Je suis très heureuse car tout le monde a répondu présent pour que nous nous rencontrions et désormais c’est la hâte qui m’envahie. Chaque rencontre va être exceptionnelle. Chaque jour je serai heureuse de pouvoir passer du temps avec chacun de mes amis et de ma famille. J’ai tellement envie de serrer mon neveu et ma nièce dans mes bras, de rire avec mon frère, bavarder avec ma sœur et ma mère, discuter avec mon père, rendre visite à mes grands-parents et leur montrer des images de ma vie ici, voir et plaisanter avec toute ma belle-famille que j’adore…..et puis passer du temps également avec mes supers amis: faire la rencontre du bébé de ma meilleure amie, toucher le ventre rebondi d’une autre de mes amies très proche, passer des heures à bavarder avec mon amie de Paris qui me fait tellement rire….

Bref, lorsque l’on part le monde continue de tourner et cela me donne l’impression d’avoir du temps à rattraper, ce qui fait de ces retrouvailles, des moments de qualité, très intenses et toujours merveilleux. (j’en parle ainsi car lors de notre déménagement à Paris, nous vivions déjà ces séparations et ces retrouvailles à petite échelle). Je me rends compte que pour l’instant la distance n’a pas joué sur les liens que j’entretiens avec les personnes proches.

L’autre « séjour » à organiser, c’est l’arrivée sur Toronto d’une amie de Paris quelques jours après mon retour au Canada. Il était donc nécessaire que je sois claire sur ce que nous pourrions faire pour que son voyage ici soit réussi. Je lui ai réservé une surprise pour le week-end suivant son arrivée. Nous partirons dans un parc national pour deux jours. J’ai également hâte d’y être car , avec le temps que nous avons eu et avec le ramadan, nous n’avons pas encore pu profiter des parcs nationaux comme on le souhaite, sinon sous la neige. Par ailleurs, ce sera la première fois pour moi que je me déplacerai en dehors de Toronto sans mon mari. Cela parait anodin, mais sa présence me sécurisant beaucoup, ce sera une occasion de partir à l’aventure. En effet, il me semble inconcevable aujourd’hui de partir seule dans un parc national, par exemple ,car mon niveau d’anglais presqu’égal au néant et la peur de me perdre m’en empêche. Si je suis accompagnée de mon amie cela change complètement la donne, et dans ce cas je n’ai aucune appréhension pour partir sans mon mari, même si je sais que ce sera moins confortable et que j’aime partager ce que je vis avec lui habituellement.

Trois jours après le départ de cette amie, nous décollerons, mon chéri et moi pour un week-end de trois jour à New-York, il a donc fallu réserver les chambre d’hotel. Nous serons placés au coeur de Manhattan afin de pouvoir profiter le plus longtemps possible de cette ville sans avoir à perdre trop de temps dans les transports. Pour ce qui est du planning, je ne m’en suis  pas encore occupée mais il faut que je le fasse avant de partir en France.

Enfin, notre quatrième « séjour », est aussi bien une surprise pour ma meilleure amie que pour nous. Son mari lui a offert pour son anniversaire un voyage à Toronto pour passer la fin d’année ensemble. Il a donc fallu que je regarde ce que l’on serait amenés à faire pour que ce moment soit magique. J’aimerais pouvoir passer le 31 décembre dans un cottage sous la neige, au bord d’un lac donc il faut que je m’informe pour que ce rêve se réalise.

Belle journée à vous,

Semaine du 5 au 11 juin 2017

C’est un peu compliqué pour moi d’être régulière dans la rédaction de mes articles. Tout d’abord, parce que c’est mon tempérament d’être irrégulière dans mon investissement. Je suis passionnée au début ,puis je lâche vite les choses dès lors que ça devient répétitif ou que je ressens une contrainte.

Je vais essayé chaque semaine désormais de répertorier ce que j’ai fait. Tout d’abord parce que je veux garder des souvenirs de mon expatriation et deuxièmement parce que ça peut être sympa de vous faire partager.

Donc cette semaine aura été synonyme de l’arrivée du soleil. Un grand soulagement pour moi. En France, depuis trois semaine le temps est presque caniculaire, et c’était déprimant de constater qu’ici nous devions toujours garder nos manteaux pendant que d’autres nous montraient leurs coups de soleil!

Ayant acheté un vélo dimanche pour à peine 100$, j’ai pu profiter de ce temps agréable pour l’enfourcher pour aller au travail et ainsi éviter de prendre le métro. C’était super agréable, même si l’on se sent vulnérable sur la route et qu’il y a une multitude de panneaux à regarder (bien plus qu’en France).

Je me suis également promenée vendredi, jour de repos, durant 4h00. Je suis ainsi allée du coté de Scarbourough, au delà des beaches. J’ai suivi un chemin de randonnée « Waterfront trail » qui permet de longer le lac en évitant au maximum les grands axes. C’était super agréable. Il faisait super beau et le temps passé sur mon vélo a permis de faire passer la journée de jeûne relativement vite (Ramadan oblige).

Nous y sommes retournés  avec mon mari le samedi (nous n’avons fait que 2h00 de vélo cette fois-ci, en nous arrêtant aux beaches). C’était vraiment sympa, même s’il faut l’avouer la selle du vélo devient un supplice après autant d’heure de vélo! Toronto avait investi la plage , et cela a donné un avant goût de ce qu’elle sera cet été: barbecue, musique, volley… L’affluence sur la piste de vélo et le tintement répétitif des sonnettes de bicyclette  a bientôt rendu fou mon chéri. Par ailleurs, c’était une ambiance très festive et apaisée. Nous nous sommes retrouvés à jouer à la pétanque avec des galets. Il est évident que j’ai remporté chaque partie!

Dès que je m’éloigne du centre-ville où nous habitons, c’est une véritable bouffée d’air. Je supporte de moins en moins la ville et ses bruits incessants (la sirène des pompiers résonne régulièrement, le bruit des voitures est constant). Downtown est également beaucoup trop gris pour moi (les grattes-ciel cachent le soleil et plonge dans l’ombre le centre-ville, les bâtiments gris sont également déprimants). Cependant les zones résidentielles , avec l’arrivée de l’été, deviennent des havres de paix à la végétation luxuriante. Les oiseaux et les écureuils sont généralement de la partie pour rendre ces ruelles encore plus agréables.

L’est de la ville, contrairement à beaucoup de monde ici, reste l’un de mes lieux préférés. Plus calme et plus propre que l’ouest de la ville, il offre également davantage de coins « nature ».

Cette semaine, j’ai également trouvée une page facebook exeptionnelle qui m’a permise d’apprendre un certain nombre de recettes marocaines, dont je ne suis pas peu fière. Le blog s’appelle « recettemarocaine365 ».  Il est magique. Les recettes sont simples et elles tombent à point nommées pour le Ramadan. Ainsi, j’ai pris le temps d’aller faire les courses pour acheter l’ensemble des ingrédients nécessaires (choses que je ne fais jamais habituellement, donc c’est important de le noter!). J’ai ainsi fait des M’semens (plutôt réussies pour une premère fois), de la Hrira (la soupe était vraiment bonne) et enfin j’ai réalisé des Maakoda (particulièrement appréciées par mon mari). Cela m’a pris une grande partie de ma semaine car lorsque l’on apprend de nouvelles recettes cela prend du temps. Cependant, j’ai pris beaucoup de plaisir à cuisiner et compte donc persévérer. J’ai envie de me lancer dans la réalisation d’un tagine ce week-end donc on verra ce que cela donnera. Bien entendu, nous nous sommes empressés de partager le résultat de nos recettes avec toute la famille, tellement la fierté était là!

En parlant de partager, nous avons enfin skyper nos supers amis de Nantes dimanche, avec lesquels nous avons pu partager notre expérience à Toronto. On était ravis de pouvoir les voir et échanger durant plusieurs heures. C’est dans ce genre de moments que l’on se rend compte de ce qui nous lie à la France. Nos amis sont super présents pour nous, malgré la distance.

Enfin, nous avons reçu le Graal, le colis de ma belle-maman, avec de nombreux produits de France….et ça, ça vaut toutes les cuisines du monde. Même si on s’acclimate plutôt bien à l’alimentation d’ici (et que l’on a réussi à trouver un fournisseur officiel de brioches vendéennes juste à côté de l’appartement), c’est toujours un plaisir de retrouver les produits de chez nous! Les paquets d’oursons à la guimauve ne vont pas faire long feu. J’ai également reçu mon fameux thé au caramel que j’affectionne particulièrement.

Finalement, avec le Ramadan, puisque j’avance un peu au ralenti, et qu’il me faut toujours quelques heures pour me poser dans la journée, je n’ai pas fait énormément de choses. C’est aussi agréable de réussir à lâcher prise et de ne pas courir partout.

 

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Vendre notre vie… 

Pour partir vivre à l’autre bout du monde,  il faut accepter de se délester de ce que nous avions acquis jusqu’alors… (Ou il suffit d’affreter un contenaire). Nous,  nous avons choisi (été obligés) de prendre la décision de tout vendre,  pour nous acheter une nouvelle vie une fois sur place.  Quand nous avons évalué ce que nous coûtait le transport et l’avons comparé à la valeur de nos biens, le choix s’est fait rapidement. 

Enfin,  rapidement,  mais pas simplement. Il y a l’option « leboncoin » pour nos meubles, les brocantes pour les babioles, le surplus de vêtements aux associations,   la poubelle pour les choses inutiles, ….. Mais il y a toute la partie « sentimentale »  des biens… C’est là que ça se complique : que faire des cadeaux que l’on m’a offert à Noël dernier ou à mon anniversaire ? Que faire des pièces qui m’ont suivie depuis petite (certains ont des peluches,  etc… pour moi,  c’est un chevalet que mon oncle m’a offert et que je conserve précieusement,  et ma boîte pour les lettres d’ adolescente)? Pour ce qui est des cadeaux, après avoir expliqué nos impératifs,  j’ai  proposé à ma famille de reprendre certains éléments qu’ils m’avaient offert (je trouve ça gênant,  mais mieux que les revendre sans leur proposer auparavant). Ça tombe bien ,  un de mes frères emménage tout juste dans sa maison,  certains éléments ont donc pu lui faire plaisir.  Le reste,  hélas,  je vais devoir le vendre. 

Pour tout ce qui est attachement sentimental, nous regardons pour réserver une malle qu’on enverra là-bas.  Une bonne alternative qui permet de ne pas faire trop de concessions et de ne pas avoir trop de regret. 

 On  nous a proposé de louer un box,  mais à quoi bon conserver des biens loin de nous et dont on ne pourrait pas se servir ? 

Nous avons trois mois pour tout vendre.  Nous avons  commencé à nous débarrasser de certains éléments  et cela signe déjà les prémisses de notre départ.

Belle journée à vous,  

Quand tu ne sais pas parler anglais dans un pays anglophone 

Mon niveau d’anglais n’est vraiment pas excellent.  Je m’y suis « re-mise » depuis 3 ans… Avant,  je n’avais pas compris l’utilité de l’anglais,  pourtant j’ai étudié cette langue jusqu’à l’obtention de mon Master. J’avais associé l’apprentissage de cette langue au scolaire.  J’ etais restée fixée à l’idée que c’était compliqué et je ne cherchais pas à faire d’effort. Et puis,  il y avait un énorme point qui bloquait cet apprentissage des langues : le dévoilement de mes lacunes. Dans tous les autres domaines,  on peut apprendre avant de se dévoiler. Du coup,  je me suis toujours arranger pour maîtriser un minimum mon sujet avant de m’exposer… Pour les langues,  s’exposer fait partie de l’apprentissage. Pour apprendre l’anglais, il faut parler et on viendra te corriger  si c’est faux. Montrer ma faiblesse était quelque chose de trop difficile (et c’est toujours quelque chose de difficile à surmonter). Mais finalement, mon compagnon,  bilingue,  m’ a réconciliée avec cette langue en m’en montrant toute son utilité. Nous avons commencé à beaucoup voyager (le budget étudiant nous avait largement limité auparavant),  il m’a initié aux films (et séries surtout)  en VO et puis là notre départ prochain à Toronto,  toutes ces raisons m’ont incitée à vouloir améliorer mon niveau d’anglais. La motivation est là. Reste la peur d’affronter le jugement de l’autre (ou plutôt  le jugement très négatif que je me porte et que j’attribue aux autres: jamais personne n’a critiqué mon anglais en vérité,  à part moi). 

Pour le coup, je suis partagée entre l’idée  qu’une fois vivant dans un lieu avec une autre langue,  on s’adapte et on apprend forcément , et d’autre part que la peur de me lancer va me poursuivre et m’isoler. Je ressens dans ce cas de figure,  de l’appréhension vis-à-vis  de mon incapacité à améliorer cette  communication. Je crois davantage en la première possibilité malgré tout ,  car généralement lorsque les contraintes extérieures m’obligent à me bouger alors j’ai tendance à m’activer.  Finalement,  il faut me mettre en danger pour provoquer l’action, ne plus avoir le choix. Lors de nos voyages,  si je dois communiquer,  je me débrouille,  mais dès que j’ai la possibilité de retrouver la facilité,  je m’engouffre. Si quelqu’un parle anglais et est avec moi, je ne fais plus l’effort de traduire,  « il traduira bien à ma place. »

Je vous ferais part de l’évolution de mon niveau d’anglais et de ma capacité à me mettre en danger(ca peut vous paraître disproportionné,  mais c’est vraiment ainsi que  je le ressens lorsque je dois parler une langue que je ne maîtrise pas). 

Belle journée à vous