Toronto je te ferai mienne!!!

Je vous ai indiqué dans un premier temps que les premiers jours avaient été un peu rude. Je vous ai quitté, lors de mon dernier article Mon arrivée, en vous expliquant que cette passade ordinaire, avait laissé place à une envie de découvrir Toronto… Je vous retrouve donc pour vous expliquer comment je vois cette ville deux mois après mon arrivée.

Après une semaine à deux semaines de prise de repères (durant lesquelles je suis restée dans un périmètre restreint autour de mon appartement), j’ai fait le pari de vadrouiller à pied à travers la ville, allant d’Est en Ouest, du Sud au Nord, afin de me familiariser avec cette grande ville qui devait devenir MA ville. En effet, je me suis lancée le pari de m’y sentir bien, même s’il peut y faire un peu froid, et j’ai commencé à vraiment apprécier y être.

Je suis partie me promener près du lac Ontario, faire mes courses de fruits et légumes à China Town (vraiment compétitif en terme de prix), j’ai découvert cette fabuleuse invention du PATH (quand il fait froid, ce lieux est magique), j’ai marché jusqu’à Distillery District et je suis tombée par hasard sur St Lawrence Market (j’adore le secteur de la vieille ville). J’ai serpenté les rues de Kesington alors que le soleil était au rendez-vous. J’ai également recherché les espaces verts. J’ai ainsi arpenté les rues afin d’atteindre le parc de Riverdale (hélas la ferme était  ponctuellement fermée) et j’ai prix le métro jusqu’à High Park. J’ai même tentée d’aller à la plage à pieds (étant donné la distance, c’était quelque peu irraisonnable et j’ai dû faire demi-tour), mais j’y suis finalement retournée en Street-car.

J’ai également voulu me rendre dans les vrais quartiers résidentiels: je suppose que vous avez dû l’apprendre comme moi, au collège, les villes américaines sont différentes des villes françaises. Le centre-ville est principalement destiné aux affaires et à une population pauvre ou aux nouveaux arrivants. Les logements sont mal entretenus et ne sont pas très esthétiques, exceptés les condos, qui eux se mélangent aux buildings d’affaires (mais que je ne les trouve pas particulièrement charmants non plus ). J’ai donc décidé de marcher vers le Nord, et suis tombée sur le quartier de Summer Hill et Casa Loma. Il faisait un soleil radieux, et j’ai pu apprécier la beauté de ces maisons qui tranchaient avec les habitations du centre-ville, à l’esprit très grunge. J’ai appris par la suite qu’il s’agissait des deux quartiers les plus prisés de Toronto. Mais quel bonheur de voir « du beau ».

La ville de Toronto, l’hiver, n’est pas une très belle ville, particulièrement quand la grisaille s’en mêle, mais dès lors que le soleil apparaît son visage s’illumine. Les tags et graffitis qui maquillent les murs égaillent chaque rue, les écureuils courent de part et d’autre, les oiseaux chantent, les gens sortent. Au mois de février, nous avons eu la chance d’avoir une journée à 17 degrés avec un soleil sublime, les femmes avaient sorti les jupes et les dos nus, certains étaient en short…Cela a donné un aperçu de ce que sera l’été!

J’attends d’ailleurs avec impatience la floraison des arbres et les pelouses vertes. Je me suis surprise à regarder si les bourgeons étaient bien  là. Car j’ai hâte que ces masses grises endormies et brûlées par le froid se réveillent et offre un paysage verdoyant.

Il faut aussi que je vous parle de notre amie la neige. Il ne neige pas autant qu’à Montréal, il ne faut pas s’attendre à un mètre de neige, par ailleurs, très rapidement les rues de la villes sont dégagées. J’ai vécu trois épisodes neigeux. Cela a contribué à me faire aimer la ville. J’ai adoré prendre mes après-ski et marquer mes empreintes de pas dans la neige fraîche . Il est agréable (lorsqu’on a le temps) de se promener au fil des rues enneigée (finalement quand il neige, il fait généralement moins froid que lorsqu’il ne neige pas). J’étais émerveillée de toute cette poudre blanche. Une fois bien couvert, quand il n’y a pas de vent on se fait très bien au froid (c’est une frileuse et une adepte de plaid à tout va, qui vous parle!).

Il y a certains lieux que je veux réserver aux beaux jours, donc j’attendrai par exemple qu’il fasse plus chaud et beau pour aller visiter la fameuse île de Toronto. D’ailleurs j’essaye de me promener principalement lorsque le soleil est parmi nous, car cela impacte fortement mon ressenti sur les lieux où je vais. Je tente ainsi de me créer des expériences positives, et ça fonctionne: une lecture assise sur un banc au soleil, une musique « feeling good » dans les oreilles en arpentant les rues, l’échange de deux-trois mots avec un inconnu, un pique-nique sur la plage (vous pouvez allez voir mon article d’ailleurs:The Beaches), et surtout je garde le sourire car on récolte des sourires en échange, et ça contribue au bonheur, à mon bonheur.

Belle journée à vous,

The Beaches

A 30 minutes (en street-car) à l’est du centre de Toronto, les « Beaches » sont un vrai coin de paradis. Calme et apaisant, le lac  d’une superficie de  18529 Km 2 , nous fait oublier l’agitation de Downtown.


Des fauteuils sont disposés le long du rivage afin d’apprécier les rayons du soleil et le bruit des vagues. Les chiens sont autorisés à pénétrer sur la plage, mais les canadiens respectent les lieux et s’assurent d’avoir un sac à porté de main afin de conserver la propreté des lieux.

J’ai été particulièrement surprise qu’aucune grosse construction ne soit venue enlaidir la beauté des lieux. De simples petites maisons longent la plage, quelques cafés et restaurants offrent la possibilité de prendre une collation, près du parking. Des tables de pique-nique sont disposées sous les arbres afin de pouvoir apprécier un bon repas ou un goûter. Vous êtes à coup sûr rejoints par les écureuils qui ne sont pas farouches et qui viennent à votre rencontre (même s’il peut être particulièrement attirant de vouloir les toucher, ils sont vecteurs de maladies. Il est donc préférable de s’abstenir).

Le remblais a également été aménagé afin de pouvoir longer la plage même lorsque l’on a une poussette où un fauteuil roulant (ou que l’on ne veut pas se retrouver avec du sable plein les chaussures).


C’est un vrai havre de paix qui s’étend de Coxwell avenue à Nursewood Road, le long de Queen Street Road. L’eau est transparente et empreinte de reflets turquoises, le sable est nuancé de couleurs ocres et grises.

Si vous décidez de continuer votre route vers le Nord, je vous propose de traverser Ivan Forest Garden et de vous promener au milieu du quartier résidentiel, où vous pourrez voir de magnifiques habitations.
Cette expérience était magnifique et reposante et je compte bien retourner profiter de ce grand bleu dès lors que les températures vont me le permettre.

Belle journée à vous,