Préparation de nos prochaines destinations

Cette semaine fut sous le signe du voyage, ou plutôt des préparatifs pour de multiples voyages. C’est très excitant de préparer nos séjours. Si vous avez lu quelques uns de mes articles, vous devez déjà savoir à quel point ça me plait cette étape.

Quatre séjours sont en cours de préparation. En effet, nous savons désormais notre planning voyage jusqu’en décembre 2017.

Tout d’abord, le prochain voyage, qui désormais est dans une semaine, est mon retour en France. Il a donc fallu que je contacte l’ensemble de mes amis et ma famille pour voir un maximum de personnes en un minimum de temps. Je rentre pour 17 jours et j’ai bien l’intention d’en profiter un maximum. En plus, le temps est incroyable en France depuis un mois: les températures étant caniculaires, j’espère pouvoir profiter des plages et des centres aquatiques de ma région d’origine pour passer des moments sympathiques avec ma famille. J’ai également une petite obsession depuis quelques mois, c’est de retourner sur certains lieux qui ont marqué mon enfance. Cela est surement dû à ma volonté de m’accrocher à mes racines qui se fait d’autant plus sentir depuis mon expatriation. Tout ce que je critiquais il y a 6 mois, devient par un tour de baguette magique, incroyable et typique. Ah, le cerveau et les émotions nous jouent bien des tours! Ainsi, je souhaite me lever tôt chaque matin pour avoir le temps de profiter de ma belle campagne. J’aimerais faire mes traditionnels tours en vélo, que j’avais l’habitude de faire avec mon frère ou mon père, dans les sentiers bordant ma ville d’origine. Je rêve également d’aller flâner sur les rives de la Loire, et sentir la brise du soir sur mon visage. Enfin, je veux prendre une journée pour bavarder avec ma mère à la plage comme nous l’avons fait depuis plusieurs année. C’est une démarche quelque peu nostalgique mais une « nostalgie heureuse » comme le dirait Amélie Nothomb.

Je suis très heureuse car tout le monde a répondu présent pour que nous nous rencontrions et désormais c’est la hâte qui m’envahie. Chaque rencontre va être exceptionnelle. Chaque jour je serai heureuse de pouvoir passer du temps avec chacun de mes amis et de ma famille. J’ai tellement envie de serrer mon neveu et ma nièce dans mes bras, de rire avec mon frère, bavarder avec ma sœur et ma mère, discuter avec mon père, rendre visite à mes grands-parents et leur montrer des images de ma vie ici, voir et plaisanter avec toute ma belle-famille que j’adore…..et puis passer du temps également avec mes supers amis: faire la rencontre du bébé de ma meilleure amie, toucher le ventre rebondi d’une autre de mes amies très proche, passer des heures à bavarder avec mon amie de Paris qui me fait tellement rire….

Bref, lorsque l’on part le monde continue de tourner et cela me donne l’impression d’avoir du temps à rattraper, ce qui fait de ces retrouvailles, des moments de qualité, très intenses et toujours merveilleux. (j’en parle ainsi car lors de notre déménagement à Paris, nous vivions déjà ces séparations et ces retrouvailles à petite échelle). Je me rends compte que pour l’instant la distance n’a pas joué sur les liens que j’entretiens avec les personnes proches.

L’autre « séjour » à organiser, c’est l’arrivée sur Toronto d’une amie de Paris quelques jours après mon retour au Canada. Il était donc nécessaire que je sois claire sur ce que nous pourrions faire pour que son voyage ici soit réussi. Je lui ai réservé une surprise pour le week-end suivant son arrivée. Nous partirons dans un parc national pour deux jours. J’ai également hâte d’y être car , avec le temps que nous avons eu et avec le ramadan, nous n’avons pas encore pu profiter des parcs nationaux comme on le souhaite, sinon sous la neige. Par ailleurs, ce sera la première fois pour moi que je me déplacerai en dehors de Toronto sans mon mari. Cela parait anodin, mais sa présence me sécurisant beaucoup, ce sera une occasion de partir à l’aventure. En effet, il me semble inconcevable aujourd’hui de partir seule dans un parc national, par exemple ,car mon niveau d’anglais presqu’égal au néant et la peur de me perdre m’en empêche. Si je suis accompagnée de mon amie cela change complètement la donne, et dans ce cas je n’ai aucune appréhension pour partir sans mon mari, même si je sais que ce sera moins confortable et que j’aime partager ce que je vis avec lui habituellement.

Trois jours après le départ de cette amie, nous décollerons, mon chéri et moi pour un week-end de trois jour à New-York, il a donc fallu réserver les chambre d’hotel. Nous serons placés au coeur de Manhattan afin de pouvoir profiter le plus longtemps possible de cette ville sans avoir à perdre trop de temps dans les transports. Pour ce qui est du planning, je ne m’en suis  pas encore occupée mais il faut que je le fasse avant de partir en France.

Enfin, notre quatrième « séjour », est aussi bien une surprise pour ma meilleure amie que pour nous. Son mari lui a offert pour son anniversaire un voyage à Toronto pour passer la fin d’année ensemble. Il a donc fallu que je regarde ce que l’on serait amenés à faire pour que ce moment soit magique. J’aimerais pouvoir passer le 31 décembre dans un cottage sous la neige, au bord d’un lac donc il faut que je m’informe pour que ce rêve se réalise.

Belle journée à vous,

Semaine du 28 août  au 3 septembre 

Je n’ai pas écrit pendant le mois d’août, tout d’abord car j’avais davantage envie de profiter de l’été que d’écrire sur le blog et que par ailleurs, les journées se sont toutes un peu ressemblées.

J’ai travaillé durant tout le mois d’août, ce qui a complètement changé le rythme auquel je m’étais habitué depuis mon expatriation. Me lever à 6h15 a été un supplice, mais ça en valait le coup. Mon job était vraiment sympa et m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes. C’est toujours appréciable. 

Il y a quelques éléments qui ont changé depuis mon dernier post.

Tout d’abord, suite à mon retour de France, j’ai eu un déclic et j’ai enfin pu me sentir chez moi, ici, à Toronto. Le soleil aidant, j’ai pu davantage m’approprier la ville. Le bruit de la circulation qui l’insupportait auparavant est presque devenu anodin. J’ai découvert de nouveaux endroits sympathiques : les rooftops, la plage « Sunnyside », le parc Thompson, les îles (enfin ouvertes au public), cherry Beach.

Autre déclic, la langue. J’ai amélioré mon anglais et je n’ai aujourd’hui plus aucune honte à vouloir essayer de parler anglais ou à demander lorsque je ne connais pas un mot de vocabulaire. Cette amélioration est due à la venue de mes amis de France avec qui nous avons arpenté TO et ses alentours. Étant seule avec eux, il était nécessaire que je m’exprime en anglais. Par ailleurs, le travail que j’effectue me permet également de m’améliorer petit à petit. 

Le dernier grand changement, c’est que nous avons obtenu la confirmation de résidence permanente (après seulement 8 mois de présence sur le territoire canadien et de démarches administratives). Nous sommes désormais de vrais immigrés. Cela va me permettre de bénéficier gratuitement de cours d’anglais et j’ai hâte de pouvoir débuter.

Je repars de nouveau en France dans dix jours, l’été est passé tellement vite (et a été quelque peu décevant, en terme de météo)!

Semaine du 3 au 9 juillet 2017

Cette semaine n’était pas de tout repos. Mon retour en France m’a permis de profiter de ma famille et de mes amis. Les présents offerts semblent avoir plu, particulièrement les tatouages pour les enfants,  dont les bras se sont transformés en encarts publicitaires à l’effigie du Canada ! J’ai également eu le sentiment de goûter pour la première fois à du véritable Maple sirup en partageant la dégustation des flacons offerts à chacun ! Incroyable pour une résidente canadienne ! 

Après avoir été déçu par la météo lors de mon arrivée sur le territoire français, j’ai eu la chance de bénéficier d’un temps magnifique pour profiter pleinement du temps passé avec tout le monde. Ainsi, j’ai pu profiter de balades à l’ombre des arbres avec ma sœur et ses enfants puis avec ma belle famille, je me suis également accordé un temps seule pour un retour aux sources grâce à un détour sur les bords de Loire où j’ai pu réaliser une randonnée. Puis avec mon frère nous nous sommes confrontés à des activités plus sportives: une partie de paintball où, après avoir éliminé tous nos adversaires, nous nous sommes retrouvé à liquidé nos balles lors d’un duel et durant laquelle une nuée d’orage a eu raison de nous ! Quites à être mouillés, nous nous sommes par la suite,  dirigés vers une activité aquatique: le water jump. Première expérience de ce type, mais sensations uniques et incroyables. On se retrouve éjecter par un toboggans à plusieurs mètres de hauteur avant d’atterrir dans un bassin. Il est également possible de glisser en body board, en ski,  en BMX ou grâce à une bouée. 

Enfin, la fin de semaine était tout autant agréable et a permis davantage de repos avec deux après-midi plage et une après-midi shopping avec mes meilleurs amis et mes parents et le plaisir de découvrir une île en pleine ville, où la campagne est restée préservée. 

C’est vraiment très agréable comme sensation de retrouver les personnes que l’on aime sur un temps court car les expériences sont concentrées et sont donc vécues à fond.  J’avais peur de regretter d’être partie en plein été et ne pas profiter des beaux jours sur Toronto, mais après réflexion et expérience, c’était le meilleur moment pour rentrer. Les jours plus longs nous ont  permis de profiter davantage des soirées à la belle étoile, le rythme de l’été était moins intense professionnellement parlant donc j’ai pu m’arranger pour voir davantage de personnes, le soleil qui rayonnait a permis de profiter des paysages magnifiques. Par ailleurs, nous avons pu profiter des différents événements organisés par les villes durant la période estivale. 

J’ai pu, grâce à mon retour en France me rendre compte des bienfaits que nous offre l’expatriation: mon retour a été une sorte de fête géante et constante. Seule l’absence peut recréer ce bonheur de se retrouver. L’autre point est le fait de ne pas rentrer dans une routine et d’élargir notre réseau amical avec la rencontre de personnes complètement différentes des amis que l’on a en France. Et c’est une vraie richesse de pouvoir bénéficier de l’ensemble de ces types de liens d’amitié car cela nous fait mûrir je pense et nous ouvre à d’autres réflexions. 

Semaine du 19 juin au 25 juillet 2017 « les achats de souvenirs » 

Il a fallu commencer à réfléchir aux achats nécessaires pour mon retour en France : les présents pour la famille et les amis. A savoir,  comme tout bon touriste venu au Canada, j’ai dû dévaliser le rayon du maple sirup ! Et du maple sirup par là, et de la feuille d’erable par ici, et des biscuits au sucre d’erable d’un côté, et des portes clés « feuilles d’erable » de l’autre! Quitte à être kitch soyons kitch jusqu’au bout!

Parcontre, je vais en profiter pour vous donner des astuces pour ne pas vous ruiner. J’ai bien sûr été dans les fameux magasins de souvenirs pour certains objets spécifiques, mais les prix sont exorbitants. J’ai rerouvé certains produits que j’avais acheté ailleurs coûtant deux fois le prix que j’avais payé. 

Donc, je vous conseille fortement de ne pas vous ruer sur les magasins de souvenirs mais de préférer les enseignes non spécialisées. Ainsi, j’ai pu acheter des bouteilles de sirop d’érable à 7$ chez Winners (les mêmes étaient vendues 16$ à Saint Lawrence market!). Je suis également allée chez Canadian Tire pour acheter des savons « maple leaf », du produit à bulles, des gommes et crayons flaggés « Canada » pour les enfants. Grâce à l’anniversaire des 150 ans du Canada, vous pouvez trouver un peu partout des produits aux couleurs du Canada. 

Je suis également allée sur Spadina, dans le quartier chinois. Des portes clés vendus 6$ à Saint Lawrence Market, étaient à 1,50$ dans les magasins asiatiques. Imaginez l’économie ! 

Lorsque j’ai acheté des produits à Saint Lawrence Market, je les ai pris par lot pour que cela me coûte moins cher par produit. Cela me permettra de gâter davantage mon entourage de façon intelligente et économe. 

Enfin, vous pouvez tout simplement acheter vos cadeaux dans les enseignes telles que métro, particulièrement pour les spécialités culinaires ! 

La plupart des cadeaux pour les enfants  sont de provenance chinoise. Cependant, pour les adultes j’ai préféré m’orienter vers des produits de fabrication Canadienne. Cela a un coût supérieur mais ça a plus de sens que d’offrir de la chinoiserie selon moi… Mais chacun fait avec son budget ! J’ai acheté un porte carte chez Roots, acheter un cadeau de mariage au sein d’une petite boutique de Hudson Bay, je me suis assurée de la provenance des biscuits achetés ainsi que du sirop d’ érable (pas trop difficile pour le coup !). 

J’espère vous avoir aidé pour vos prochains achats de souvenirs. 

Semaine du 26 juin au 2 juillet 2017

Grande semaine que cette semaine ! C’était la semaine de mon retour en France,  programmé depuis des mois. Je n’y reste que dix-sept jours. Ce qui m’oblige à un rythme très soutenu pour pouvoir profiter un maximum et pour être sûr de pouvoir visiter le plus grand nombre  de personnes. 

J’ai pris l’avion jeudi soir, et je suis arrivée à Paris seulement après 8h00 de vol à 9h45. Autant vous dire que je n’ai pas dormi dans l’avion, décalage horaire oblige. La journée fut très longue !  Le début de semaine m’a permis de régler les derniers détails avant mon départ. 

Cependant, en dehors de cette préparation au départ vers la France j’ai pu profiter de la fin du Ramadan pour aller goûter avec M. chez « Maman »: un lieu très cosy où l’on peut apprécier des douceurs françaises excellentes dans un décors rappelant l’intérieur d’une maison de campagne. Finalement, c’était le lieu idéal pour apprécier cet après-midi pluvieux ! En effet, depuis plusieurs semaines la météo à Toronto est très changeante et orageuse. Nous avons généralement un épisode pluvieux par jour, mais le soleil revient rapidement. Cela empêche cependant de se projeter dans la réalisation de projets en extérieur. C’est ainsi que notre plan d’aller faire du canoë dans un parc provincial s’est transformé en après-midi blabla- goûter et promenade improvisée. C’était très agréable de pouvoir échanger sur notre expérience respective d’expatriés et de nos projets. 

Bien sûr mon retour en France fut plein d’émotions. Beaucoup plus festif que lors de mon départ. Quand j’y repense, ce premier moment de « vraie séparation » avec mon départ en janvier, était très triste et vécu par beaucoup(en tout cas dans leur attitude), comme un adieu. Ce retour actuel est beaucoup plus apaisé. Ca permet de profiter de chacun pleinement, à 200%. J’ai l’impression que mon retour est une fête constante qui dure des jours et des jours. Cela me conforte dans ma décision d’expatriation. Cependant, je vous conseille de préparer finement votre programme afin de ne pas perdre de temps et d’être sûr que vous pourrez voir toutes les personnes que vous souhaitiez. C’est ce que j’ai fait et cela m’a beaucoup aidé C’était parcontre très intense 

Il me reste encore plein de rencontres à faire, et de moments à partager. 

Ambivalence, quand tu nous tiens

Cette ville de Toronto développe un ressenti très particulier chez moi, une sorte d’ambivalence constante vis-à-vis d’elle. Je vous avais parlé de mon ressenti, il y a quelques mois dans mon article « Toronto je te ferai mienne!!! . Un questionnement revient quotidiennement vis-à-vis de Toronto. Il me semble donc intéressant d’aborder mes ressentis après quelques mois de recul désormais.

Est-ce-que j’aime cette ville? C’est très troublant car d’un jour à l’autre, d’un instant à l’autre, ma vision de la ville bascule. Est-ce-que je m’y sens bien? Là, encore c’est très difficile à dire. Je ne m’y sens pas mal, même si les premières semaines de mon arrivée ici (au mois de janvier) étaient, avec le recul un peu déprimantes. Si je prends les critères d’épanouissement en compte, je peux dire qu’ils sont pour la plupart remplis. Je pense qu’ils n’ont jamais autant été complétés d’ailleurs. Notre qualité de vie a explosé ici: moins de stress, plus de temps partagés, moins de privation, plus de voyages,  une ouverture plus grande vis-à-vis des autres,  plus de temps de loisirs, moins de temps de transports, plus de positivité. Tout cela rentre en compte dans l’épanouissement personnel, et j’ai tout cela ici. C’est évidemment, parce que nous vivons à Toronto, que tout cela nous est offert, mais….  Je vais tenter de me faire comprendre, j’apprécie ce que la vie ici m’apporte, mais je n’aime pas la ville de Toronto en elle-même d’où cette ambivalence perpétuelle. L’esthétique a beaucoup d’importance pour moi…

[Lorsque j’habitais Paris, je critiquais régulièrement le laisser aller de la ville, qui se reposait sur ses acquis architecturaux selon moi, sans chercher à améliorer la beauté des lieux et laissant se détériorer l’expérience des touristes et habitants, au fur et à mesure des années (efforts misérables pour assurer la propreté des rues et du métro. Je m’étais même renseignée sur le budget « propreté » de la ville », qui était colossal par ailleurs, mais qui était investi dans du cache-misère, plus que dans une réelle prise en main de la situation: micro-billes qui éclatent sous les pieds, dans le métro pour dégager un parfum afin de cacher l’odeur pestinentielle, par exemple)… Mais bref, c’était ma perception de Paris auparavant…]

Imaginez-bien qu’en arrivant à Toronto, j’ai été quelque peu désabusée de la démarche esthétique de la ville. Cette ville ne semble pas avoir réfléchit le moins du monde à l’harmonisation des espaces et au bien-être des Torontois. Les constructions des années 70, faites à la hâte, ressemblent à de gros blocs de l’air communiste. Ces barres et ces tours disséminées dans toute la ville et collées les unes au autres gâchent l’expérience visuelle. Et ces condos, ces fameux, ces hideux. Parce qu’ils sont tout de verre, devraient être plus jolis? Ils se multiplient, croquant chaque espace libre. Les jolies maisons victoriennes typiques de Toronto se retrouvent coincées entre ces colosses de verres et de béton. Le lac est bordé de condos et bâtiments industriels. Toronto étant la plus grande ville du Canada, je m’attendais à une ville relativement grise, mais ce qui me gêne c’est cette prise en otage par la ville: soit tu habites proches  des commodités et tu « bouffes du moche » à longueur de journée, soit tu t’éloignes dans les quartiers résidentiels de la ville (qui sont très excentrés, voire dans les villes limitrophes), mais tu n’as plus un seul magasin ou restaurant à côté de chez toi.

A titre d’exemple, j’ai réalisé un parcours sur google map pour préparer l’arrivée d’amis (dont je vous avais parlé dans cet article Préparation de nos prochaines destinations. J’ai envie de leur montrer « le beau Toronto », le « Toronto chaleureux », le « Toronto bohème » etc… Croyez-moi, pour réaliser le parcours que nous allons faire, sans que l’expérience ne soit gâchée par le fait de longer une grosse 4 voies ou de se retrouver à l’ombre de ces blocos gris et mal entretenus, cela a été un vrai casse-tête. J’ai d’ailleurs fini par prendre mon vélo pour faire mon repérage, afin de pouvoir visiter les lieux typiques de la ville et voir cette dernière, sous son meilleurs jours. J’ai ainsi pu constater que, quasiment dans chaque rue ou en tout cas à chaque croisement, tu te retrouvais avec un bâtiment laid qui venait gâcher l’esprit village de certains quartiers.

La circulation diffusée dans toutes la ville, dû à l’effet quadrillage des routes (bien qu’il y ait des axes principaux), est aussi quelque chose de désagréable. Même si la ville a mis en place certaines voies pour les cyclistes, elle est davantage centrée sur la circulation en voitures. Tu te retrouves avec des artères principales déversant des flots de voitures d’Est en Ouest et du Nord au Sud. Ce qui fait que même les parcs où l’on pourrait venir chercher un peu de verdure, sont encerclés par ces grandes voies. Le bruit incessant du trafic n’invite clairement pas au repos. Cela concerne aussi bien les petits parcs qu’on pourrait assimiler à des squares , que les plus grands parcs tels que Humber park  ou Wellesley park et toute la vallée de crothers woods. Ce sont de très jolis parcs mais ce que les jolies photos ne vous racontent pas, c’est que l’on entend le bruit perpétuel de la circulation en se promenant dans ces lieux. L’un de mes lieux favoris reste Scarbourough. Lorsque vous suivez la « waterfront trail »(qui traverse le sud de l’Ontario, si vous êtes partant pour découvrir ce territoire à vélo) des Beaches jusqu’au Crescent park, vous pouvez profiter des jolis paysages, des rues entretenues, du lac sans condos. Mais comme je vous le disais il faut sortir de Toronto.

J’ai trouvé une expression sympatique pour décrire mon ressenti vis-à-vis de Toronto, c’est une « ville instagrammable ». Il y a de superbes spots, des lieux vraiment jolis. En photos ils rendent d’ailleurs super bien, mais dès lors que tu regardes autour, tu as à affronter la pollution visuelle et sonore. A l’image de Sugar beach, magnifique plage, avec de superbes transats:

4836362290_395547341f_b

Mais qui en réalité, se retrouve accolée à une usine de sucre qui dégage une odeur de « crevettes en décomposition » ou de « poubelles ». Nous n’avons pas réussi à trancher, en fonction de l’odorat de chacun!

20100703 Sugar Beach Tower

Du coup, mes amis sont surpris, quand je les ai au téléphone et leur parle de mon ressenti car ils me disent: « mais tu nous envoies toujours des photos magnifiques, etc »…. Oui, mais il y a un grand MAIS…..

Avec les beaux jours qui arrivent, ma vision de Toronto tend à s’améliorer car les arbres sont en feuilles, le soleil est agréable lorsqu’il est là, de nombreux festivals sont organisés… Je reste cependant très frustrée de constater des températures qui restent relativement fraîches (18 -20° fin juin). La météo est également très changeante d’un moment à l’autre. Il va faire très beau le matin par exemple puis à 14h il se met à pleuvoir pendant 3h et le soleil revient. Cela empêche de pouvoir prévoir des activités en extérieur, de peur de se retrouver sous la pluie.

Voici un exemple de ce que mon téléphone m’indiquait hier:

InkedScreenshot_20170625-134215_LI

Voici, donc les côtés positifs et négatifs de la ville selon moi. Je me suis attardée sur les points négatifs car tous les côtés positifs de la ville vous seront vantés sur l’ensemble des sites toutistiques etc.  Moi, je voulais vous parler de mon approche de la ville, en y vivant au quotidien. Encore une fois, habiter ici m’apporte beaucoup, cependant, la beauté de la ville me manque.

Belle journée à vous,

Semaine du 12 au 18 juin 2017

En dehors des préparatifs pour nos différents voyages présentés dans mon dernier article Préparation de nos prochaines destinations,  de nombreux autres événements sont advenus cette semaine. D’ailleurs j’ai constaté en préparant cet article, que beaucoup de souvenirs m’échappaient si je ne me repenchais pas dessus quelques jours plus tard. Ce blog est donc essentiel pour garder une trace de ce que je vis au jour le jour.

Le lundi, j’ai passé l’ensemble de la journée aux fourneaux car nous avons invité M. et A., le couple d’amis que nous avons rencontré à Toronto, pour le Ftour. J’avais préparé des petits pains farcis, du poulet aux oignons marinés accompagné de bananes plantains (c’était sans savoir que M. n’aimait pas la banane. Pour le coup, je n’ai pas eu le nez fin!). En dessert, puisque nous hésitions entre glace au chocolat et fraises , nous avons opté pour une glace chocolat parsemée de fraises! (et oui, parce que bon+bon ça fait « très bon » !). Nous avions disposé pour la première fois la table sur le balcon. Quelque peu impressionnant de manger au 52eme étage, mais la vue était fantastique. Voir la pénombre dévorer progressivement la ville qui se mettait progressivement à scintiller, c’était somptueux. Nous avons passé une agréable soirée et nous étions ravis de pouvoir les revoir car cela faisait quelques semaines que cela n’avait pas été le cas.

Le mardi, j’ai reçu un appel de mon meilleur ami qui m’indiquait qu’il voulait faire une surprise à sa femme,  en lui offrant des billets d’avion  à la fin de l’année pour venir nous voir. J’étais toute excitée et il a fallut que je passe une bonne partie de la journée à regarder les activités que nous pourrions faire.

Le jeudi, comme chaque jeudi désormais, il y a le coup de téléphone hebdomadaire à ma maman afin de débriefer chacune notre tour sur la semaine qui vient de se dérouler. C’est un rendez-vous que je ne voudrais surtout pas rater.

Le vendredi, une autre de mes très très proches amies m’a annoncé via un « ticket à gratter » qu’elle était enceinte. Nous étions par skype  au moment où je l’ai appris, elle a pu être témoin de mon  explosion de joie! Les réseaux sociaux sont un excellent moyen pour conserver ce contact facile, même avec la distance.

Nous avons avec mon chéri, commencé à regarder Narcos sur Netflix (oui, je sais, ça fait une éternité que la série est sortie). Depuis, on s’enfile plusieurs épisodes à la suite et on commence même à s’exprimer en espagnol! La réalisation est excellente et le jeu d’acteur encore meilleur.

Le soir nous sommes allés manger chez Cluck Clucks, un restaurant spécialisé en poulet pané et gaufres. Ne me demandez pas comment ils ont eu cette idée. C’est un restaurant  « fast food » super bien noté. Le concept est étonnant mais plutôt bon. Ne vous attendez pas à de la grande cuisine cependant.

Ce week-end,j’ai motivé mon mari pour aller à Ikéa. Cela devenait urgent pour moi, car nous n’avions toujours pas acheté d’étagères pour ranger vêtements et accessoires. Nos effets étaient donc entreposés sur deux étagères pré-installées dans l’appartement et dans ma valise. Et le chat adorait creuser un terrier entre mes vêtements, la moitié se retrouvant donc en dehors de ma valise et le reste plein de poils.  Certains cartons n’avaient d’ailleurs toujours pas été vidés faute de place. J’ai donc passé mon samedi après-midi à monter les étagères: quelle satisfaction! J’ai peut-être un problème, mais ranger et ordonner me procure beaucoup de plaisir! Toutes mes chaussures ont pu ainsi trouver leur place et mes vêtements également.

En allant à Ikéa, nous sommes forcément passés devant la petite épicerie du magasin avec ses odeurs de cannelle…Du coup, une fois rentrés à la maison je me suis lancée dans la confection de carot-cakes….Comment vous dire…. Quand on jeûne (ramadan oblige), on s’imagine pouvoir manger sans s’arrêter une fois l’heure du Ftour arrivée….Je me suis retrouvée à faire une trentaine de cupcakes…..pour deux…tout à fait normal. Imaginez bien que dès lors où nous en avons mangé deux, nous étions déjà rassasié….

Le dimanche soir, après avoir chillé toute la journée, nous avons choisi d’aller manger thaïlandais, l’une des cuisines que je préfère.  Leur Pad Thaï halal était à tomber. Et nous avons prévu d’y retourner la semaine suivante (au début du ramadan, on fait des préparations de mets incroyables…. Et puis vient la dernière semaine et on finit tous les soirs au resto. Ah quel persévérance j’ai, c’est incroyable ! ) . A la sortie du restaurant, nous sommes tombés par hasard sur l’enregistrement d’un concert pour une chaîne de Télévision, sur une grande scène en extérieur. C’était quelque peu irrél car la scène était du côté sud du trottoir et le public du côté nord du trottoir…. La circulation n’ayant pas été coupée, des camions traversaient entre la scène et la zone du public. Un peu dingue, mais sympa.

C’est ainsi que s’est terminée cette semaine, je vous dis à la semaine prochaine,

Belle journée à vous.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Semaine du 5 au 11 juin 2017

C’est un peu compliqué pour moi d’être régulière dans la rédaction de mes articles. Tout d’abord, parce que c’est mon tempérament d’être irrégulière dans mon investissement. Je suis passionnée au début ,puis je lâche vite les choses dès lors que ça devient répétitif ou que je ressens une contrainte.

Je vais essayé chaque semaine désormais de répertorier ce que j’ai fait. Tout d’abord parce que je veux garder des souvenirs de mon expatriation et deuxièmement parce que ça peut être sympa de vous faire partager.

Donc cette semaine aura été synonyme de l’arrivée du soleil. Un grand soulagement pour moi. En France, depuis trois semaine le temps est presque caniculaire, et c’était déprimant de constater qu’ici nous devions toujours garder nos manteaux pendant que d’autres nous montraient leurs coups de soleil!

Ayant acheté un vélo dimanche pour à peine 100$, j’ai pu profiter de ce temps agréable pour l’enfourcher pour aller au travail et ainsi éviter de prendre le métro. C’était super agréable, même si l’on se sent vulnérable sur la route et qu’il y a une multitude de panneaux à regarder (bien plus qu’en France).

Je me suis également promenée vendredi, jour de repos, durant 4h00. Je suis ainsi allée du coté de Scarbourough, au delà des beaches. J’ai suivi un chemin de randonnée « Waterfront trail » qui permet de longer le lac en évitant au maximum les grands axes. C’était super agréable. Il faisait super beau et le temps passé sur mon vélo a permis de faire passer la journée de jeûne relativement vite (Ramadan oblige).

Nous y sommes retournés  avec mon mari le samedi (nous n’avons fait que 2h00 de vélo cette fois-ci, en nous arrêtant aux beaches). C’était vraiment sympa, même s’il faut l’avouer la selle du vélo devient un supplice après autant d’heure de vélo! Toronto avait investi la plage , et cela a donné un avant goût de ce qu’elle sera cet été: barbecue, musique, volley… L’affluence sur la piste de vélo et le tintement répétitif des sonnettes de bicyclette  a bientôt rendu fou mon chéri. Par ailleurs, c’était une ambiance très festive et apaisée. Nous nous sommes retrouvés à jouer à la pétanque avec des galets. Il est évident que j’ai remporté chaque partie!

Dès que je m’éloigne du centre-ville où nous habitons, c’est une véritable bouffée d’air. Je supporte de moins en moins la ville et ses bruits incessants (la sirène des pompiers résonne régulièrement, le bruit des voitures est constant). Downtown est également beaucoup trop gris pour moi (les grattes-ciel cachent le soleil et plonge dans l’ombre le centre-ville, les bâtiments gris sont également déprimants). Cependant les zones résidentielles , avec l’arrivée de l’été, deviennent des havres de paix à la végétation luxuriante. Les oiseaux et les écureuils sont généralement de la partie pour rendre ces ruelles encore plus agréables.

L’est de la ville, contrairement à beaucoup de monde ici, reste l’un de mes lieux préférés. Plus calme et plus propre que l’ouest de la ville, il offre également davantage de coins « nature ».

Cette semaine, j’ai également trouvée une page facebook exeptionnelle qui m’a permise d’apprendre un certain nombre de recettes marocaines, dont je ne suis pas peu fière. Le blog s’appelle « recettemarocaine365 ».  Il est magique. Les recettes sont simples et elles tombent à point nommées pour le Ramadan. Ainsi, j’ai pris le temps d’aller faire les courses pour acheter l’ensemble des ingrédients nécessaires (choses que je ne fais jamais habituellement, donc c’est important de le noter!). J’ai ainsi fait des M’semens (plutôt réussies pour une premère fois), de la Hrira (la soupe était vraiment bonne) et enfin j’ai réalisé des Maakoda (particulièrement appréciées par mon mari). Cela m’a pris une grande partie de ma semaine car lorsque l’on apprend de nouvelles recettes cela prend du temps. Cependant, j’ai pris beaucoup de plaisir à cuisiner et compte donc persévérer. J’ai envie de me lancer dans la réalisation d’un tagine ce week-end donc on verra ce que cela donnera. Bien entendu, nous nous sommes empressés de partager le résultat de nos recettes avec toute la famille, tellement la fierté était là!

En parlant de partager, nous avons enfin skyper nos supers amis de Nantes dimanche, avec lesquels nous avons pu partager notre expérience à Toronto. On était ravis de pouvoir les voir et échanger durant plusieurs heures. C’est dans ce genre de moments que l’on se rend compte de ce qui nous lie à la France. Nos amis sont super présents pour nous, malgré la distance.

Enfin, nous avons reçu le Graal, le colis de ma belle-maman, avec de nombreux produits de France….et ça, ça vaut toutes les cuisines du monde. Même si on s’acclimate plutôt bien à l’alimentation d’ici (et que l’on a réussi à trouver un fournisseur officiel de brioches vendéennes juste à côté de l’appartement), c’est toujours un plaisir de retrouver les produits de chez nous! Les paquets d’oursons à la guimauve ne vont pas faire long feu. J’ai également reçu mon fameux thé au caramel que j’affectionne particulièrement.

Finalement, avec le Ramadan, puisque j’avance un peu au ralenti, et qu’il me faut toujours quelques heures pour me poser dans la journée, je n’ai pas fait énormément de choses. C’est aussi agréable de réussir à lâcher prise et de ne pas courir partout.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Toronto je te ferai mienne!!!

Je vous ai indiqué dans un premier temps que les premiers jours avaient été un peu rude. Je vous ai quitté, lors de mon dernier article Mon arrivée, en vous expliquant que cette passade ordinaire, avait laissé place à une envie de découvrir Toronto… Je vous retrouve donc pour vous expliquer comment je vois cette ville deux mois après mon arrivée.

Après une semaine à deux semaines de prise de repères (durant lesquelles je suis restée dans un périmètre restreint autour de mon appartement), j’ai fait le pari de vadrouiller à pied à travers la ville, allant d’Est en Ouest, du Sud au Nord, afin de me familiariser avec cette grande ville qui devait devenir MA ville. En effet, je me suis lancée le pari de m’y sentir bien, même s’il peut y faire un peu froid, et j’ai commencé à vraiment apprécier y être.

Je suis partie me promener près du lac Ontario, faire mes courses de fruits et légumes à China Town (vraiment compétitif en terme de prix), j’ai découvert cette fabuleuse invention du PATH (quand il fait froid, ce lieux est magique), j’ai marché jusqu’à Distillery District et je suis tombée par hasard sur St Lawrence Market (j’adore le secteur de la vieille ville). J’ai serpenté les rues de Kesington alors que le soleil était au rendez-vous. J’ai également recherché les espaces verts. J’ai ainsi arpenté les rues afin d’atteindre le parc de Riverdale (hélas la ferme était  ponctuellement fermée) et j’ai prix le métro jusqu’à High Park. J’ai même tentée d’aller à la plage à pieds (étant donné la distance, c’était quelque peu irraisonnable et j’ai dû faire demi-tour), mais j’y suis finalement retournée en Street-car.

J’ai également voulu me rendre dans les vrais quartiers résidentiels: je suppose que vous avez dû l’apprendre comme moi, au collège, les villes américaines sont différentes des villes françaises. Le centre-ville est principalement destiné aux affaires et à une population pauvre ou aux nouveaux arrivants. Les logements sont mal entretenus et ne sont pas très esthétiques, exceptés les condos, qui eux se mélangent aux buildings d’affaires (mais que je ne les trouve pas particulièrement charmants non plus ). J’ai donc décidé de marcher vers le Nord, et suis tombée sur le quartier de Summer Hill et Casa Loma. Il faisait un soleil radieux, et j’ai pu apprécier la beauté de ces maisons qui tranchaient avec les habitations du centre-ville, à l’esprit très grunge. J’ai appris par la suite qu’il s’agissait des deux quartiers les plus prisés de Toronto. Mais quel bonheur de voir « du beau ».

La ville de Toronto, l’hiver, n’est pas une très belle ville, particulièrement quand la grisaille s’en mêle, mais dès lors que le soleil apparaît son visage s’illumine. Les tags et graffitis qui maquillent les murs égaillent chaque rue, les écureuils courent de part et d’autre, les oiseaux chantent, les gens sortent. Au mois de février, nous avons eu la chance d’avoir une journée à 17 degrés avec un soleil sublime, les femmes avaient sorti les jupes et les dos nus, certains étaient en short…Cela a donné un aperçu de ce que sera l’été!

J’attends d’ailleurs avec impatience la floraison des arbres et les pelouses vertes. Je me suis surprise à regarder si les bourgeons étaient bien  là. Car j’ai hâte que ces masses grises endormies et brûlées par le froid se réveillent et offre un paysage verdoyant.

Il faut aussi que je vous parle de notre amie la neige. Il ne neige pas autant qu’à Montréal, il ne faut pas s’attendre à un mètre de neige, par ailleurs, très rapidement les rues de la villes sont dégagées. J’ai vécu trois épisodes neigeux. Cela a contribué à me faire aimer la ville. J’ai adoré prendre mes après-ski et marquer mes empreintes de pas dans la neige fraîche . Il est agréable (lorsqu’on a le temps) de se promener au fil des rues enneigée (finalement quand il neige, il fait généralement moins froid que lorsqu’il ne neige pas). J’étais émerveillée de toute cette poudre blanche. Une fois bien couvert, quand il n’y a pas de vent on se fait très bien au froid (c’est une frileuse et une adepte de plaid à tout va, qui vous parle!).

Il y a certains lieux que je veux réserver aux beaux jours, donc j’attendrai par exemple qu’il fasse plus chaud et beau pour aller visiter la fameuse île de Toronto. D’ailleurs j’essaye de me promener principalement lorsque le soleil est parmi nous, car cela impacte fortement mon ressenti sur les lieux où je vais. Je tente ainsi de me créer des expériences positives, et ça fonctionne: une lecture assise sur un banc au soleil, une musique « feeling good » dans les oreilles en arpentant les rues, l’échange de deux-trois mots avec un inconnu, un pique-nique sur la plage (vous pouvez allez voir mon article d’ailleurs:The Beaches), et surtout je garde le sourire car on récolte des sourires en échange, et ça contribue au bonheur, à mon bonheur.

Belle journée à vous,

The Beaches

A 30 minutes (en street-car) à l’est du centre de Toronto, les « Beaches » sont un vrai coin de paradis. Calme et apaisant, le lac  d’une superficie de  18529 Km 2 , nous fait oublier l’agitation de Downtown.


Des fauteuils sont disposés le long du rivage afin d’apprécier les rayons du soleil et le bruit des vagues. Les chiens sont autorisés à pénétrer sur la plage, mais les canadiens respectent les lieux et s’assurent d’avoir un sac à porté de main afin de conserver la propreté des lieux.

J’ai été particulièrement surprise qu’aucune grosse construction ne soit venue enlaidir la beauté des lieux. De simples petites maisons longent la plage, quelques cafés et restaurants offrent la possibilité de prendre une collation, près du parking. Des tables de pique-nique sont disposées sous les arbres afin de pouvoir apprécier un bon repas ou un goûter. Vous êtes à coup sûr rejoints par les écureuils qui ne sont pas farouches et qui viennent à votre rencontre (même s’il peut être particulièrement attirant de vouloir les toucher, ils sont vecteurs de maladies. Il est donc préférable de s’abstenir).

Le remblais a également été aménagé afin de pouvoir longer la plage même lorsque l’on a une poussette où un fauteuil roulant (ou que l’on ne veut pas se retrouver avec du sable plein les chaussures).


C’est un vrai havre de paix qui s’étend de Coxwell avenue à Nursewood Road, le long de Queen Street Road. L’eau est transparente et empreinte de reflets turquoises, le sable est nuancé de couleurs ocres et grises.

Si vous décidez de continuer votre route vers le Nord, je vous propose de traverser Ivan Forest Garden et de vous promener au milieu du quartier résidentiel, où vous pourrez voir de magnifiques habitations.
Cette expérience était magnifique et reposante et je compte bien retourner profiter de ce grand bleu dès lors que les températures vont me le permettre.

Belle journée à vous,